Interview de l’Union à Monsieur le Président de l’Assemblée nationale

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Interview de l’Union a Monsieur le Président de l’Assemblée nationale.

 

1/. Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, la XIIIe Législature de votre Institution a débuté il y a un peu plus de cent jours maintenant. Dans quel état d’esprit avez-vous entamé celle Législature, en tant que nouveau Président de la première Chambre du Parlement ?

Permettez-moi de vous remercier d’avoir bien voulu me donner l’occasion de m’exprimer une fois de plus dans vos colonnes. Cela dit, comme à l’occasion de toute promotion inattendue, mon accession à la tête de l’Assemblée Nationale a suscité en moi bien évidemment de l’émotion. Concomitamment, j’ai éprouvé un sentiment de gratitude d’abord envers mon parti politique, le PDG à la tête duquel se trouve le Président Ali BONGO ONDIMBA et avant lui le Président Omar BONGO ONDIMBA qui m’a mis le pied à l’étrier. La population de ma circonscription politique et tous les collègues élus nationaux qui m’ont accordé massivement leurs suffrages méritent également des hommages et ma profonde reconnaissance, sans oublier d’autres Responsables, des amis et ma famille qui m’ont toujours apporté leur soutien et leurs encouragements. Enfin, une pensée pour mes prédécesseurs qui ont contribué au rayonnement de cette chambre. Au-delà des sentiments, mon état d’esprit a été caractérisé par la conscience de la lourde responsabilité qui m’incombait désormais. Présider aux destinées de l’institution considérée à juste titre comme la représentation nationale confère d’autant plus de responsabilité que la XIIIe législature comporte davantage de sensibilités politiques que la précédente, avec cinq groupes parlementaires pour le moment, contre un seul à la XIIe et une vingtaine de Députés de l’opposition et indépendants, contre seulement deux précédemment. Les effectifs de Députés se sont également accrus, passant, comme vous le savez, de 120 à 143, même si une dizaine de sièges reste à pouvoir.

Enfin j’ai pleinement conscience de l’ampleur des attentes de la population auxquelles il importe de préciser le rôle des parlementaires, essentiellement législatif et non la réalisation des actions qui incombent au gouvernement.

2/. Contrairement à la précédente Législature, celle-ci se caractérise, entre autres, par la présence de nombreux élus de l’Opposition. Comment appréciez-vous cet état de choses ?

C’est caractéristique de la vitalité de notre démocratie. Depuis 1990, le Gabon est entré dans l’ère de la démocratie multipartite. La représentation de l’opposition varie en fonction du contexte du moment, du poids et des stratégies des forces en présence. La huitième législature (1990-1996) présentait quasiment la parité entre la Majorité et l’opposition. Le génie politique des dirigeants et leaders politiques, mais aussi et surtout la maturité du peuple gabonais, ainsi que son attachement à la paix ont toujours prévalu. Cela a concouru à la préservation de la cohésion nationale. Notre devoir consiste à entretenir l’esprit de consensus, en mettant en exergue les valeurs de sagesse, de patriotisme, d’unité nationale, de paix. J’apprécie beaucoup que nous partagions tous la nécessité de cultiver notamment celles de respect, d’abnégation, de persévérance dans l’effort, en vue de la prospérité de notre cher Gabon. Tout comme leurs collègues de la Majorité, les Députés de l’Opposition font preuve de patriotisme et se comportent au sein de l’Assemblée comme des élus de la nation entière. Tout en relevant les aspérités éventuelles de l’action mise en oeuvre par le gouvernement, les Députés, quel qu’en soit le bord politique légifèrent en défendant les intérêts généraux de la population. Evidemment chacun agit selon sa sensibilité, mais en faisant valoir objectivement ses connaissances, son expérience et son intime conviction. Cette diversité engendre des débats passionnés, mais toujours constructifs. In fine, les dispositions retenues résultent de consensus responsables. Nous pouvons être fiers du niveau très élevé de la représentation nationale, qui se reflète dans la qualité des débats.

3/. L’un des premiers actes de cette Législature aura été la modification du Règlement de l’Assemblée Nationale. Qu’est-ce qui a pu motiver cette révision et quelles sont les principales innovations apportées ?

En effet, aussitôt après l’ouverture de cette première session de la législature et de l’année, nous avons procédé à la révision de notre règlement. Il s’agissait avant tout d’améliorer le fonctionnement de l’institution et d’accroître sa contribution à la production des cadres normatifs régissant notre république. Nous avons ainsi pris en compte les nouvelles dispositions constitutionnelles issues des récentes révisions de la loi fondamentale, notamment l’évaluation des politiques publiques. Nous avons en outre conféré aux commissions de

nouvelles missions de recensement des lois existantes dans leurs domaines d’activité, en vue de leur numérisation, et actualisation. Elles devraient désormais concevoir davantage de propositions de lois qui tiennent compte des évolutions tant au niveau national qu’international. De ce fait, les Députés ne devraient plus souffrir d’oisiveté momentanée.

4/. D’aucuns estiment qu’en augmentant le nombre des Commissions permanentes de l’Assemblée Nationale, les députés ont refusé de s’inscrire dans la dynamique de la réduction des charges de l’Etat, consécutive aux difficultés que rencontre le pays actuellement, étant donné que ces nouvelles Commissions impliquent de nouvelles dépenses. Qu’en pensez-vous ?

Les Députés sont très soucieux de la prospérité de notre pays et par conséquent, de la réduction des charges de l’Etat. Imaginez-vous que concomitamment, l’Assemblée Nationale a enregistré une hausse du nombre de Députés (de 120 à 143) et contradictoirement une réduction du budget de l’Institution. Tous ceux qui suivent l’activité de l’Assemblée Nationale savent que la douzième législature disposait de sept commissions générales permanentes et que nous n’en avons ajouté qu’une seule. Tout en préservant la densité moyenne d’une commission (17/18 Députés en moyenne par commission), nous avons cru nécessaire de prendre en compte de nouvelles activités à valeurs sociale et économique : les nouvelles technologies de la communication. Par-dessus tout, il convient de rassurer vos lecteurs que les dépenses engendrées par le fonctionnement d’une commission parlementaires sont dérisoires, par rapport aux charges de l’Etat et que ce serait faire des économies de bouts de chandelles que de vouloir se passer d’une commission aussi importante que celles traitant des nouvelles technologies de la communication.

5/. Lors de l’élection des membres des bureaux desdites Commissions, il y a eu un couac. Les députés du Groupe « Les Démocrates » ont quitté la salle, estimant que le Parti Démocratique Gabonais (PDG), en s’emparant de 32 postes sur les 36 à pourvoir, n’a pas joué fair-play ; pire, il a violé les textes qui régissent l’Assemblée. Votre commentaire ?

Vous savez, les disputes entre des groupes parlementaires de sensibilités opposées font partie du rituel classique dans les chambres du Parlement et au-delà, dans le microcosme politique. Ce que je retiens, c’est que toutes les

commissions comportent des membres des différents groupes parlementaires, qui oeuvrent en toute responsabilité. S’agissant du viol des textes, chacun fait sa lecture des textes en fonction de ses intérêts. Toutefois, l’ambiance de travail est très cordiale et on peut s’en féliciter.

6/. Monsieur le Président cette façon, plutôt arrogante, pour le parti au pouvoir, d’affirmer sa domination ne vous gêne-t-elle pas parfois ? Ne craignez-vous pas qu’à la longue, le fait majoritaire qui avantage le PDG aujourd’hui, ne ternisse l’image de cette Législature ?

Il est évident que le PDG dispose d’une majorité dominante, que lui ont octroyée les électeurs. Il en use largement, mais je ne parlerai pas d’arrogance, car jusqu’à présent, les propos tenus restent mesurés et courtois. Nous y veillons absolument. L’image de l’Institution est tributaire de la qualité des textes qu’elle est appelé à adopter ou à concevoir sous forme de proposition de loi. Mais aussi du comportement des Députés qui doit être exemplaire, car nous sommes des modèles. En outre, la sensibilisation et la communication qu’il nous importe de développer doivent contribuer à présenter le vrai visage de l’Assemblée, afin que chacun la juge en toute connaissance de cause, et non sur la base des idées préconçues, souvent déformées par des acteurs de mauvaise foi.

7/. Le 26 février dernier, l’Assemblée Nationale a reçu le Premier Ministre, Chef du gouvernement pour sa déclaration de Politique Générale. Au-delà de la Confiance accordée à son Gouvernement, comment avez-vous trouvé l’ambition du Premier Ministre ?

Le Premier Ministre s’est voulu pragmatique et objectif. Il a présenté, non pas une kyrielle de promesses, mais un programme réaliste. Nous lui avons accordé notre confiance, à la fois conformément à notre engagement politique, et du fait de la pertinence du programme qu’il a présenté à la représentation nationale. Ce qu’en attend la population que nous représentons, c’est son mieux-être, à travers la mise en oeuvre de ce programme, dans l’optique de la relance effective de l’économie, l’amélioration des services publics, notamment d’éducation, de santé, de sécurité d’habitat, de coût de la vie. Bien entendu, nous encourageons le Premier Ministre et n’avons de cesse de lui réitérer notre disposition à partager des avis, le cas échéant, d’autant plus qu’il est lui-même l’émanation de notre chambre.

8/. Certains, dont vous-même d’ailleurs, avez réagi sur plusieurs aspects. Entre autres, le projet gouvernemental de réinstaurer la taxe vicinale. Pouvez-vous en dire davantage ici ?

J’ai en effet attiré l’attention du Premier Ministre sur le risque d’aggraver les difficultés des ruraux, à savoir des jeunes qui se résignent à demeurer au village sans emploi et donc sans revenus certains et des paysans qui se contentent de produire pour l’autoconsommation, sans débouché pour écouler leur récolte, faute de marché et de route praticable. Nos villages se meurent à cause de l’exode rural, et des décès de plus en plus nombreux. Un impôt dans ces conditions accélèrerait les départs, d’où mon incitation à la dextérité du Premier Ministre et au pragmatisme.

9/. Autre aspect ayant suscité une remarque de votre part, l’absence du moindre mot sur la Diplomatie. Comment avez-vous compris cet oubli du Chef du Gouvernement ?

A l’ère de la mondialisation le Gabon ne peut vivre en autarcie. Nous avons donc besoin d’une diplomatie et d’une stratégie qui permettent de tirer mutuellement un meilleur profit de nos relations. C’est à la diplomatie qu’incombe le rôle de vendre l’image de notre beau pays à l’extérieur, en vue d’attirer un maximum d’investisseurs. Je comprends que la multitude des préoccupations nationales n’ait pas permis à Monsieur le Premier Ministre de mettre l’accent sur ces questions.

10/. Monsieur le Président, dans votre discours à l’occasion de la rentrée de l’Assemblée Nationale, vous avez prôné le Dialogue. Devant les députés, le Premier Ministre a également magnifié les vertus du Dialogue.

Récemment, le Président du parti « Les Démocrates », s’est dit à son tour ouvert à toute idée du Dialogue. Toutefois, il a posé la question de savoir qui va le convoquer ? Que lui répond le Président de l’Assemblée Nationale ?

Pour ma part, je déplore le fossé qui se creuse entre des responsables au pouvoir et des leaders politiques. Chacun se cantonne dans son camp, dans ses convictions et sa posture. Il arrive même qu’on s’esquive au cours des cérémonies d’intérêt commun, soit par ressentiment, soit par peur du « qu’en dira-t-on ». Pour préserver la fibre nationale, il importe de discerner les

divergences politiques ou politiciennes, basées plutôt sur des considérations subjectives qu’idéologiques, et les relations inter personnelles. Ce faisant, on pourrait se côtoyer sans crainte de suspicion de compromission et étouffer dans l’oeuf les velléités de haine qui se dessinent. Quant aux aspects politiques, les échanges devraient être réguliers et pas forcément spectaculaires, naturellement autour de celui qui préside aux destinées du pays, à qui la Constitution confère le rôle suprême de définir la politique de la nation, à savoir le Président de la République, Ali BONGO ONDIMBA, sinon du Premier Ministre ou des institutions en place, soit à l’initiative desdits responsables ou à la demande des autres leaders politiques. De ces concertations périodiques ou circonstanciées, peuvent naître des préconisations salvatrices pour la nation gabonaise.

11/. Pensez-vous qu’en ce moment, le Pouvoir apprécie d’un bon oeil l’idée d’un nouveau Dialogue ?

Raisonnablement, je crois qu’il conviendrait de poser cette question à celui à qui vous pensez. Je ne peux pas imaginer ce que pense chaque Responsable. Pour notre part, nous sommes disposés à recevoir à la maison du peuple, tout leader politique patriote et républicain.

12/. Le gouvernement, engagé dans une politique de réforme depuis plusieurs mois, a pris dernièrement une série de mesures dont certaines concernent les nouveaux critères d’attribution de bourses d’études. Celle-ci a suscité une réaction des élèves qui ont investi la rue dans presque tout le pays. Face à cette situation, on a noté comme une cacophonie au niveau de l’Assemblée Nationale entre le bureau et le groupe parlementaire PDG. Vous conviendrez avec nous que cela dénote d’un manque de cohésion avec vos collègues ?

Il convient de refaire la genèse de cette prétendue cacophonie. En effet, comme vous le dites, à la suite de l’annonce des mesures gouvernementales, il y a eu un déferlement des élèves dans les rues de plusieurs localités du pays, suivi d’une levée de bouclier de la classe politique et la société civile. Des appels à manifestation ont été lancés, en direction des élèves, étudiants, travailleurs de la main d’oeuvre non permanente notamment. Face au risque d’embrasement généralisé, le Bureau de l’Assemblée Nationale, a saisi le Premier Ministre, selon les termes que je me permets de rappeler ici,

puisqu’ils ont circulé sur les réseaux sociaux : « …Tout en reconnaissant la pertinence de cette mesure, qui vise la promotion de l’excellence de notre système éducatif et la maitrise de la dépense publique, la Représentation Nationale constate néanmoins que cette mesure est source de mécontentement généralisé sur l’ensemble du territoire national. C’est pourquoi, soucieux de la stabilité des institutions et de la paix sociale, l’Assemblée Nationale suggère au Gouvernement de bien vouloir surseoir cette mesure. En outre, conformément à votre philosophie du dialogue permanent, il serait souhaitable qu’une concertation préalable des partenaires sociaux se tienne dans les meilleurs délais, en vue d’une harmonisation des principales préoccupations exprimées par toutes les parties… ». Une position à mon humble avis anticipative, constructive, responsable. J’avoue que j’ai été surpris qu’on ait transformé le Bureau de l’Assemblée Nationale en exutoire. Ce d’autant plus que le Gouvernement par la suite n’a pas fait autre chose que ce qu’a recommandé l’Assemblée Nationale, à savoir suspendre les mesures querellées et ouvrir des concertations avec les partenaires sociaux. Aurions-nous eu tort d’avoir raison trop tôt ? Peu importe qu’on ait vitupéré contre nous. Nous nous félicitons de l’accalmie à laquelle nous avons directement ou indirectement contribué. Gouverner c’est prévoir, donc savoir anticiper.

13/. Le Président de la République, Ali BONGO ONDIMBA, est rentré définitivement au Gabon, après une absence de plusieurs mois pour raison de santé. Ce qui avait suscité plusieurs débats et autres commentaires. Que vous inspire ce retour du Chef de l’Etat ?

Le retour du Président de la République ne peut que nous réjouir, car il confirme ce que nous disions au sortir d’une audience, à savoir qu’il allait de mieux en mieux. Avec la présence effective du Chef de l’Etat, les institutions de la République vont connaître encore un meilleur fonctionnement. J’espère que nos compatriotes reprendront confiance désormais, surtout après l’audience qu’il a accordée aux Maires, à l’issue de laquelle des images d’échanges très cordiaux ont été diffusées.

14/. En dépit de ce retour cependant, d’aucuns réclament aujourd’hui que les institutions compétentes dont fait partie l’Assemblée Nationale, déclarent la vacance du pouvoir. Comment réagissez-vous à cela ?

Je pense que cette sollicitation n’a plus d’objet et j’espère que ses auteurs se sont ravisés, d’autant plus que la justice vient de débouter ceux qui ont introduit une requête dans ce sens. Pour notre part, nous ne disposons d’aucun élément susceptible de nous amener à engager une telle démarche.

15/. Une rumeur persistante a circulé selon laquelle une révision de la constitution serait en préparation, faisant non plus du Président du Senat, mais plutôt celui de l’Assemblée Nationale, le Président de la République par intérim, en cas de vacance. Qu’en dites-vous ?

L’initiative de la révision de la Constitution appartient certes concurremment au Président de la République et au Parlement, mais de notre côté, aucune proposition n’existe. Et s’il existe un projet de révision, orientant le débat dans une direction ou dans une autre, il serait conçu en dehors de nous et à mon insu.

16/. Toutefois, dans sa communication, la Cour Constitutionnelle avait indiqué que pour devenir des dispositions constitutionnelles, ses récentes décisions afférentes à la vacance de l’Assemblée Nationale et à l’Article 13 de la Constitution devraient être entérinées par le législateur. Cela ne présage-t-il pas d’une révision de la Constitution ?

Il s’agit là d’un sujet nécessitant des concertations entre Responsables et donc qui n’incombe pas au seul Président de l’Assemblée Nationale. Hormis la prise en compte des Décisions de la Cour Constitutionnelle, la Constitution peut nécessiter des révisions qui tiennent compte des évolutions sociétales ou de paradigmes politiques. S’il y a des aspects qui méritent des aménagements, les Responsables y procéderaient en temps opportun.

17/. Dans une récente déclaration, Monsieur René NDEMEZO’OBIANG a pris position en faveur de l’adoption d’une disposition afférente à cet Article 13, transformant l’intérim provisoire en cas de vacance de la Présidence de la République en un intérim plus durable, jusqu’à la fin du mandat concerné. Ce qui selon lui éviterait l’organisation d’élections anticipées dans des conditions d’impréparation. Quel est votre avis ?

D’abord il est toujours souhaitable que la personne à qui le peuple accorde sa confiance exerce son mandat jusqu’à son terme. Et j’espère que Dieu en fera grâce à notre pays. Qu’à cela ne tienne, qu’il s’agisse du statu quo ou de l’innovation proposée par le Président NDEMEZO, chacune de ces options comporte son lot d’avantages et d’inconvénients. Des questions d’une si grande importance pourraient faire l’objet d’échanges motivés, en vue d’une prise de position en toute connaissance de cause.

18/. Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, il vous revient de conclure cet entretien. Votre mot de fin ?

Après une vacance de huit mois, l’Assemblée Nationale est une institution qui fonctionne désormais convenablement, dans la mesure des conditions qui prévalent. Son élan actuel, tendant vers la vitesse de croisière, ainsi que la qualité des hommes et des femmes qui la composent ne laissent aucun doute quant au rayonnement de son image. Elle va progressivement et de manière certaine, atteindre son dessein de contribuer à la prise en compte de l’essentiel des préoccupations de la population dans le dispositif législatif. Notre nouvelle organisation, consécutive à la révision du Règlement, va rendre effectifs le contrôle de l’action gouvernementale et l’évaluation des politiques publiques. En outre, persuadés que l’employabilité des jeunes en particulier, et l’amélioration des conditions de vie de la population en général, sont tributaires de la paix sociale et la cohésion nationale, les Députés sont disposés à y contribuer résolument, dans notre souci d’atteindre la prospérité de notre cher GABON, conformément à la politique définie par le Président de la République, Ali BONGO ONDIMBA.

Publié le : 09 / 05 / 2019